Engager ou ne pas engager un extraterrestre, voilà la question!

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Depuis quelques années, on entend parler qu’il va y avoir une pénurie de travailleurs. On entend dire que les jeunes, les 50 ans et plus et les personnes immigrantes ne suffiront pas à la demande! Devrons-nous nous tourner vers la main-d’œuvre extraterrestre?

Pourtant, présentement, beaucoup d’employeurs n’engagent pas ou ne gardent pas les jeunes, les personnes d’expérience et les personnes immigrantes en poste. C’est à croire que les extraterrestres ont déjà commencé à voler nos « jobs »!

Par exemple, certains employeurs engagent des jeunes qui décident de rester sur le marché du travail et de ne pas retourner aux études. Ce comportement risque de confiner le jeune travailleur à un poste où il pourra difficilement progresser dans l’entreprise et une fois après avoir goûté à un salaire, il est plus difficile de retourner aux études ou en formation. L’employeur devrait plutôt encourager la formation chez les jeunes en conciliant le travail et les études, ce qui devient un incitatif pour l’intégration et le maintien en emploi. Tout est déjà en place dans le réseau de l’éducation pour favoriser ce type d’arrimage. Les commissions scolaires, Emploi-Québec et divers organismes en employabilité travaillent dans la même direction pour répondre aux besoins des employeurs.

Les travailleurs d’expérience, les 50 ans et plus, semblent être parfois boudés par les employeurs, surtout les « et plus »! La grande majorité des travailleurs qui ont autour de 60 ans est en pleine possession de ses moyens et en très bonne forme physique. Ces travailleurs ont encore de bonnes années professionnelles devant eux et ne demandent qu’à être utiles. Certains se réorientent, transfèrent leurs compétences dans un autre domaine où ils savent très bien que leur salaire ne sera pas le même, ce qui ne les empêche pas de vouloir relever de nouveaux défis. Ces choix viennent souvent aussi avec une baisse des responsabilités et du stress qui les accompagnent.

Les personnes immigrantes d’adoption, à ne pas confondre avec les travailleurs étrangers temporaires, ont malheureusement de la difficulté à faire reconnaître leurs diplômes ou leur expérience. C’est pour cette raison, entre autres, que des personnes surqualifiées occupent par nécessité des postes ne correspondant pas à leur domaine. Ils finissent souvent par abandonner ou ils sont mis à pied à cause d’un manque d’aptitudes ou de motivation. Ces personnes gagnent à être connues. Les employeurs devraient davantage les rencontrer pour évaluer leurs compétences et leur savoir-faire.

Il y a présentement un bassin intéressant de main-d’œuvre et c’est l’intégration et le maintien en emploi qui semblent poser problème. En travaillant ensemble, nous allons trouver des pistes de solutions avant d’en arriver à une pénurie ou à l’embauche de « E.T. ». Ce seront les deux parties qui devront faire des ajustements, autant les travailleurs que les entreprises.

Richard Plouffe, Conseiller en emploi

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