La valeur que nous accordons à ce que nous faisons engendre la valeur que nous nous donnons!

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Un philosophe du XIIIe siècle, passant devant un chantier, demande à un ouvrier qui taille des pierres : « Que fais-tu ? », « Je taille des pierres », lui répond cet homme. Il pose la question à un deuxième ouvrier qui lui répond : « Je gagne ma vie ». Enfin, le troisième, à qui il fait la même demande affirme, resplendissant : « Je construis une cathédrale. »

Voilà le genre de fable qu’un conseiller en employabilité peut utiliser pour faire réfléchir un chercheur d’emploi, principalement celui qui donne comme début de réponse : « Je suis juste… » à la question : « Que faites-vous comme travail? »

Je me rappelle d’un gars que j’ai connu il y a une quarantaine d’années, lorsque je travaillais l’été comme étudiant dans les cuisines d’un gros hôpital. Il avait peut-être quelques années de plus que moi, donc début vingtaine, mais il travaillait là à temps plein. Plusieurs fois par jour, il répétait les mêmes tâches dans la bonne humeur. L’une d’elles consistait à nettoyer de grandes plaques de cuisson. Chaque fois que les cuisiniers utilisaient ces plaques, ils ne se posaient pas de questions, ils savaient qu’elles étaient impeccables, parce que c’est lui qui les avait nettoyées! J’ai compris alors qu’il aimait son travail et qu’il n’était pas juste un aide-cuisinier, il s’occupait de la santé de milliers de personnes.

Pour  avoir travaillé avec des centaines de chercheurs d’emploi, je dois avouer que ce ne sont pas toutes des personnes qui vivent leur passion dans leur travail ou qui réalisent une vocation. Cependant, une grande partie aime beaucoup le genre d’emploi dans lequel elles évoluent. Les retombées positives du travail peuvent influencer de nombreuses facettes dans la vie d’un individu.

Mis à part le côté monétaire, il y a aussi plusieurs autres besoins que le travail peut combler. En effet, c’est l’occasion d’apprendre de nouvelles choses, d’entrer en relation avec d’autres personnes, d’avoir du plaisir et de la reconnaissance, de se réaliser et de donner un sens à sa vie, pour ne nommer que ceux-là. Ce sont ces mêmes raisons qui incitent les gens à faire du bénévolat à la retraite, ces besoins demeurent présents et un travail volontaire non rémunéré peut les nourrir.

Il est clair que plus une personne aime ce qu’elle fait, plus l’intégration et le maintien en emploi seront faciles, car l’emploi correspond à ses besoins, elle se reconnait à travers ce qu’elle fait en mettant à profit ses compétences et ses aptitudes, tout en respectant ses valeurs.

Richard Plouffe, Conseiller en emploi

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